Springbank

Springbank

Attention, monument presque historique.
C’est peu dire que Springbank tient une place à part dans le monde du whisky écossais.
Par sa situation géographique tout d’abord, puisqu’il ne reste plus que trois distilleries en activité dans la région de Campbeltown.
Et ce n’est pas vraiment le genre d’endroit où l’on passe par hasard.
Sauf à vouloir s’isoler du monde moderne.
C’est d’ailleurs sans doute la raison pour laquelle la distillerie fonctionne encore… à l’ancienne.
Du maltage à l’embouteillage, l’intégralité du processus de production est réalisée sur place et c’est unique en son genre aujourd’hui en Écosse.
C’est aussi ce qui explique la place importante que tient la distillerie dans la communauté locale.
Springbank emploie encore aujourd’hui près de de 70 personnes au quotidien, un nombre record de salariés pour seulement 130 000 litres d’alcool pur produits par an (l’équivalent de 450 000 bouteilles).

Springbank affiche un taux de tourbe léger (12-15ppm) et revendique une distillation en 2,5 passes.
Un cauchemar de distillateur pour le plus grand bonheur des amateurs de whisky brut de décoffrage.
Mais ne nous y trompons pas, derrière l’apparente rusticité des jus, se cache une incroyable complexité qui relève autant du goût (céréalier, le goût) que des arômes (fumés, les arômes) ou des textures (huileuses, les textures).

Dans ce contexte, il aurait été fort dommage que Campbeltown disparaisse en tant que région de production.
C’est pourtant ce qui a failli arriver en 1998 lorsque la Scotch Whisky Association (qui régit l’appellation Scotch) envisagea de rayer la région des tablettes.
Deux distilleries – Glen Scotia et Springbank – ne suffisaient pas à former une catégorie à part.
Et c’est ainsi que Hedley Wright le propriétaire de Springbank décida de réactiver Glengyle, 79 ans après sa fermeture, et la marque Kilkerran.
Une bonne idée puisque la distillerie lance cette année son premier 12 ans d’âge. Attention événement.

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